49ème lettre de prière de l’ACO Fellowship

Cette lettre de prière est rédigée par les amis du Synode de l’Eglise Evangélique d’Iran en Diaspora (SECID), alors que le pays connait une situation financière difficile et lutte avec la propagation du Covid-19.

Nous invitons nos partenaires et nos Eglises sœurs à prier pour le peuple d’Iran ainsi que pour les communautés chrétiennes et les Eglises qui placent leur confiance dans la protection et le soutien du Seigneur, et qui font tout leur possible pour rester des témoins fidèles dans cette situation difficile.

Nous vous invitons à partager cette prière lors de vos cultes et rencontres d’Eglise, vous pouvez également la publier, intégralement ou en partie, sur tout support de publication, en ayant soin d’en préciser l’origine et l’auteur.

Vous pouvez cliquer ici pour la télécharger en format pdf.

You can download the english version here.

Informations générales

Situation politique

L’élection présidentielle s’est tenue en Iran le 18 juin 2021. Aucun candidat du camp dit « Réformateur » n’a été qualifié pour pouvoir candidater aux élections. Ebrahim Raisi, un proche du Guide Suprême, l’Ayatollah Khamenei, a gagné l’élection qui a connu une faible participation. C’est un juge tenant d’une ligne dure et qui se trouve sous le coup de sanctions américaines pour violation des droits humains. Le parti au pouvoir est enthousiaste et croit qu’avec le résultat de cette élection – qui place sous un même leadership les pouvoirs législatifs, exécutifs et judicaires – les objectifs inaccomplis de la Révolution Islamique vont pouvoir être atteints.

Covid-19 

Comme en témoignent les médias, l’Iran reste dans une situation très critique en ce qui concerne la pandémie. Le pays connaît actuellement une cinquième vague et la plupart des grandes villes, dont la capitale Téhéran, se situent en zone rouge. La réglementation est très stricte et difficile à appliquer par tous ceux, nombreux, qui doivent travailler pour entretenir leur famille. Il n’y a aucune forme de soutien financier de la part du gouvernement. Les vaccins sont disponibles en nombre limité. Ceux qui en ont la possibilité – financièrement parlant – se rendent en Arménie qui offre la vaccination gratuite aux touristes ; depuis peu, ceux-ci doivent séjourner dans le pays au moins une semaine après leur injection. Un grand nombre des membres de l’Eglise et de ses dirigeants ont contracté le virus, certains avec des symptômes très graves nécessitant ventilation et soins intensifs. Le taux de mortalité dans le pays est malheureusement très élevé. Par ailleurs, beaucoup de ceux qui ont contracté le virus se sentent immunisés et continuent d’organiser des rencontres sociales en ignorant les mesures de précaution et participent ainsi à une propagation accrue du virus.

Situation financière

L’Iran subit des sanctions depuis des décennies, ce qui a eu un impact sur le pays dans son ensemble, mais qui a aussi affecté les familles et les individus. La monnaie iranienne n’a pas cessé de perdre de sa valeur au cours des 40 dernières années et les efforts du gouvernement pour contrôler la situation ont échoué à maintes reprises. On se demande comment les gens peuvent survivre. Le salaire mensuel moyen équivaut à environ 250-300 dollars alors que le coût de la nourriture est très semblable à celui des Etats-Unis où le salaire moyen est au moins dix fois plus élevé. On pouvait espérer que la signature de l’accord nucléaire apporterait un changement positif quant à la situation économique, mais la récente élection présidentielle en Iran pousse à douter d’une évolution positive.

De l’espoir ?

Beaucoup de personnes sont déprimées et ont pratiquement perdu tout espoir d’une évolution de la situation économique et politique du pays. La vague d’émigration vers les pays occidentaux s’est arrêtée il y a environ 5 ans. De nombreux chrétiens iraniens de culture arménienne ont alors commencé à s’installer en Arménie, mais la guerre en Artsakh (Haut-Karabagh) de l’année dernière et son impact négatif sur la situation politique en Arménie ont arrêté ce processus.

A l’heure actuelle, chacun lutte pour survivre. Le stress et l’anxiété ont affecté la santé physique et mentale de la communauté toute entière et les relations familiales en pâtissent inévitablement.

Les Eglises

En raison de la nouvelle vague de Covid-19, les Eglises n’ont pas encore pu reprendre des activités en présentiel. Le réseau internet étant très faible, il n’est pas possible d’organiser des cultes en ligne. Les pasteurs ont alors créé des groupes de discussion et proposent des messages audio ; ils envoient aussi des lectures bibliques et des chants à leurs membres. Malgré cette pression intense, les membres de l’Eglise restent donc bien connectés via WhatsApp et ils s’encouragent et se soutiennent mutuellement.

Le SECID

Certains des dirigeants de l’Eglise qui ont déjà quitté le pays ont créé le « Synode Evangélique d’Iran en Diaspora » (SECID). Ils entendent soutenir les soeurs et frères restés en Iran et les protestants iraniens (presbytériens) dispersés dans le monde entier. Il s’agit de maintenir l’unité entre tous les membres, en lien avec les partenaires internationaux. L’objectif du SECID est de favoriser le maintien de l’ensemble des presbytériens iraniens dans le monde, de les équiper et de les encourager.

Sujets d’intercession

Nous vous remercions de prier pour…

  1. la santé de ceux qui souffrent de la Covid-19 et d’autres maladies du fait que le système de santé de l’Iran est déjà confronté à de nombreux défis.
  2. la santé physique et mentale des pasteurs et dirigeants laïcs des Eglises – ils sont épuisés et accablés – pour qu’ils trouvent la force d’offrir à tous espérance et encouragement dans cette situation difficile, et pour qu’ils conservent passion et foi dans leur témoignage chrétien.
  3. les besoins financiers des familles, pour que les dirigeants aient la sagesse nécessaire pour trouver des moyens créatifs pour aider ceux qui sont dans le besoin.
  4. l’unité des responsables des différentes Eglises protestantes.
  5. l’émergence et la formation d’une nouvelle génération de responsables d’Eglise prêts à servir dans le pays même.
  6. les Eglises protestantes confrontées à de nombreux défis pour pouvoir conserver leur statut d’organisations religieuses reconnues par l’Etat iranien.
  7. les nombreuses questions juridiques que les dirigeants d’Eglises doivent traiter, face aux autorités iraniennes qui profitent de toutes les occasions pour saisir différentes propriétés d’Eglise. Pour que le Seigneur donne sagesse et protection aux pasteurs et responsables laïcs dans ce domaine, pour que ce soient les personnes appropriées et pour que les fonds nécessaires soient disponibles.
  8. que le Seigneur guide les dirigeants du SECID qui vont se réunir pour discuter des possibilités présentes et à venir et déterminer leurs objectifs.
  9. la situation politique du pays, pour une ouverture, la fin des incessantes injustices et pour que la liberté et la paix reviennent dans cette région du monde.