Le Synode Arabe a créé plusieurs écoles pour accueillir des enfants syriens réfugiés dans des camps au Liban. Un projet essentiel pour leur avenir !

Le Synode Arabe a créé plusieurs écoles pour accueillir des enfants syriens réfugiés dans des camps au Liban. 

Le contexte

            Le Liban est un des pays qui accueille le plus de réfugiés syriens. Pour une population d’environ 4 millions d’habitants le « pays des Cèdres » a reçu sur son territoire plus d’un million de syriens (certaines sources parent de 1,5 millions). Peu de réfugiés sont pour l’instant rentrés dans leur pays alors que la crise syrienne dure depuis plus de 8 ans.

            Les camps de réfugiés présents au Liban sont souvent de petites structures mal organisées et dispersées sur l’ensemble du territoire. Ces camps regroupent les réfugiés les plus pauvres et parmi eux se trouvent des centaines de milliers d’enfants dont un grand nombre sont nés au Liban. 

            Le système éducatif libanais accueille beaucoup d’enfants syriens et il en est de même des établissements privés confessionnels ; des ONG sont également présentes dans le domaine de l’éducation. Cependant il y a un effet de saturation et un grand nombre d’enfants réfugiés ne reçoivent pas d’éducation ou alors d’un niveau très faible et insuffisant. 

            Le projet

            L’Eglise du Synode Arabe [lien] s’est sentie appeleé à répondre à sa mesure à ce défi de l’éducation de ces enfants bouleversés par le conflit et la misère des camps. 

            Après des mois de préparation six écoles réparties sur l’ensemble du territoire libanais ont vu le jour en 2016. Plus de 700 enfants y ont été accueilli durant trois années scolaires. Aujourd’hui, pour des raisons financières, seules 4 de ces écoles fonctionnent pour l’année 2019-2020. Elles continuent de toucher plus de 400 enfants.

            Garçons et filles, âgés de 6 à 12 ans environ, sont accueillis chaque jour ouvrable de la semaine durant une grande matinée. Les enfants suivent le programme syrien mais reçoivent également des cours d’anglais. L’enseignement est de bonne qualité : quelques familles sont rentrée en Syrie et leurs enfants ont pu y reprendre un cursus scolaire normal sans perdre une année. 

Au-delà de l’enseignement les écoles sont aussi un formidable lieu de socialisation et de résilience : apprentissage de la vie collective en se respectant les uns les autres, moments de jeux et d’animation lors des récréations ou de temps extra-scolaires, repas en commun offerts, suivi médical régulier. Tout est fait pour les aider à se construire dans une atmosphère de dignité et de d’apaisement.

Le fait que la plupart de ces enfants soient musulmans et que ce projet soit proposé par une Eglise constitue aussi un témoignage fort exprimant la volonté de vivre en paix et en solidarité quelles que soient les différences. Il s’agit de contribuer à l’avenir de ces enfants mais aussi à la construction de relations de bon voisinage car sans doute qu’une partie des réfugiés resteront au Liban. 

L’effort financier pour le fonctionnement de ces écoles est très important pour le Synode Arabe : aménagement des lieux et charges (chauffage, eau, électricité, assurance…), salaire des professeurs, ramassage scolaire, fournitures, vêtements pour les enfants, soins médicaux et autres dépenses demandent des dizaines de milliers d’euros chaque année.

En 2018 la collecte des enfants des écoles du dimanche de France et de Belgique a pu rapporter plus de 20000€ mais les besoins restent importants : 30000 euros sont nécessaire chaque mois pour le fonctionnement des 4 écoles. 

L’ACO continue de collecter des dons pour ce projet et à les retransmettre intégralement.