Grâce à votre soutien et à l’engagement de nos frères et nos sœurs au Proche-Orient, des lumières d’espérance résistent au cœur des logiques les plus sombres de notre humanité. Là où le désert de la destruction grandit [1] à travers de multiples conflits et situations intenables, nous voulons nous obstiner dans l’espérance.

« En effet l’espérance a partie liée avec l’imagination créatrice. Il ne s’agit pas d’entendre l’imagination comme une rêverie qui fait fuir le réel, mais comme une faculté qui permet de voir autrement le réel ; dans ce sens elle est « dévoilement ». Ouverture dialogale au monde, elle révèle et explore ce qui est « autrement possible ». Elle permet de voir autrement le réel, et a ainsi une puissance transformatrice. » [2]

Une espérance que nous ancrons dans l’amour de Dieu, lui qui a tout donné pour nous en Jésus-Christ :

Que dirons-nous de plus ?

Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?

Lui qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous : comment ne nous fera-t-il pas totalement grâce avec son Fils ?

Qui accusera ceux que Dieu a choisis ? Personne, car c’est Dieu qui les déclare justes !

Qui les condamnera alors ? Personne, car Jésus Christ est mort, bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu et il prie en notre faveur !

Qui nous séparera de l’amour du Christ ?

Est-ce que ce sera la détresse, ou bien l’angoisse, ou encore la persécution, la faim, les privations, le danger, la mort ?

Comme le déclare l’Écriture :

« À cause de toi, nous sommes exposés à la mort tout le long du jour,

on nous traite comme des moutons qu’on mène à l’abattoir. »

Mais en tout cela nous remportons la plus complète victoire par celui qui nous a aimés.

Oui, j’ai la certitude que rien ne peut nous séparer de son amour : ni la mort, ni la vie

ni les anges, ni d’autres autorités ou puissances célestes, ni le présent, ni l’avenir, ni les forces d’en haut, ni celles d’en bas, ni aucune autre chose créée, rien ne pourra jamais nous séparer de l’amour que Dieu nous a manifesté en Jésus Christ notre Seigneur. (Romains 8, 31-39)

Mathieu Busch, au nom du comité directeur de l’ACO

https://kellylatimoreicons.com/ ; illustration de Kelly Latimore


[1] https://www.revueconflits.com/au-moyen-orient-le-desert-grandit-entretien-avec-hamit-bozarslan/

[2] Le pari de l’espérance, dialogue entre une théologienne et un philosophe, Geneviève Comeau, Alain Cugno, éditions Lessius, page 28.