Voici des nouvelles de Nicola Kontzi-Méresse, pasteure envoyée par l’ACO et DM (Suisse) au Caire et à Alexandrie en Egypte. Elle est accompagnée par son mari Alain dans cette mission au service de la communauté protestante francophone surtout composée de personnes originaires d’Afrique subsaharienne. Message envoyé en décembre 2025, qui fait écho à plusieurs rencontres vécues en 2025.
Nous vous saluons toutes et tous cordialement de l’Egypte ! Et nous espérons que vous allez bien.
Nous voici de nouveau au Caire et en Alexandrie. Après les semaines d’été en France bien nécessaires, la vie ici a repris. C’est aussi un nouveau départ après un temps de grand épuisement au printemps, où j’ai dû me retirer de mon service pour quelques semaines. Les paroissiens au Caire et mon époux Alain ont admirablement géré la situation. Merci à DM et à l’ACO pour leur soutien précieux.
Nous voici repartis, avec un peu plus de prudence dans les bagages, pour ce ministère exigeant.
Au CAIRE
Nous continuons notre petit chemin de présence et de persévérance ! L’Eglise est là !
Début juillet, nous avons eu la joie de célébrer le baptême du petit Noé : ceci fortifie toute l’Eglise ! Engagements, chants, repas, la Joie.
Juste avant, nous avons pu nous réunir au domicile de C. qui avait perdu son papa « au pays » (donc, dans son pays d’origine). Beaucoup de personnes sont venues entourer ce jeune couple dans leur appartement pour vivre cette veillée de consolation et de bénédiction – occasion aussi de nouer des liens.
Récemment, nous nous réunissions chez T. pour une Veillée de Bénédiction de sa nouvelle demeure et pour le soutien par la prière lors de sa maladie. Il en résulte aussi que je fais la catéchèse à sa fille de 12 ans par WhatsApp – vu qu’elles n’arrivent pas à se rendre au culte régulièrement. Ah oui, il y a toujours de premières ! Aussi pour moi.
Et pour que je puisse parler en calme à la maison, chez A., Alain vient avec moi pour faire l’école biblique pour ses enfants.
Voilà, tant de situations précaires, vies compliquées, solutions à trouver…
Mais toutes ces rencontres et célébrations fortifient, unissent, font sentir la force du Christ et de la communauté de frères et sœurs en Christ.
A la rencontre des chrétiens d’Egypte
Samedi 15 mars, nous avons visité en Eglise le monastère et ses églises à Saint Siméon, construit dans la falaise du Mouqattam au Caire, dans une grotte immense. Quelle belle aventure de traverser le quartier des chiffonniers, de franchir le poste de police installé comme une forteresse, de découvrir les versets bibliques sculptés écrits en arabe dans les parois le long du chemin vers l’église et de les lire en français dans nos Bibles : Chrétiens de différents pays africains ou européens et chrétiens égyptiens – Nous vivons de la même Source ! Quelle belle communion.
En ALEXANDRIE
Cette année a commencé avec une nouvelle promotion d’étudiants de l’Université Senghor. Maintenant, le grand nouveau défi est arrivé : En octobre 2025, l’Université, installée depuis début 1990 au centre-ville et juste à côté de l’église, a été déplacé à Borg el Arab, à 1h30 d’Alexandrie dans le désert. Comment alors vivre une vie d’Eglise avec les quelques personnes vivant en Alexandrie et une grande partie des participants vivant dans un campus très éloigné en vase clos – tout en gardant la vision d’un culte ouvert à tout le monde (et donc toujours dans l’église au centre-ville) ?!
Des rencontres avec le recteur et avec des délégués ont abouti à ce qu’un bus soit mis à disposition des étudiants pour qu’ils puissent « aller en ville » lors des vendredis (jour chômé en Egypte) – et ainsi aussi participer au culte et aux activités après.
C’était un grand pari mais aussi une joie : Le grand culte festif mi-octobre a rassemblé beaucoup de monde –avec au moins une heure et demie de retard car l’Université avait -en même temps- organisé le déménagement des résidents…. Et 15 jours après, nous étions plus de 40 personnes !
Au culte suivant, le bus n’est jamais arrivé à Borg el Arab, les étudiants endimanchés ont attendu en vain, et nous avons dû célébrer, après une longue attente, le culte avec 12 personnes… Recueillant, mais il fallait surmonter la déception. Vous saisissez qu’il faut avoir les nerfs bien solides car ces choses arrivent bien fréquemment et vous prennent -c’est dans l’ordre des choses- toujours à l’improviste.
Les échanges autour de la Bible, après le culte, sont toujours plein de découvertes et très riches, vu que nous rassemblons toutes sortes d’Eglises, « traditionnelles » et « du Réveil », et beaucoup de pays et de cultures. Surgissent les questions de vie chrétienne, comment se nourrir spirituellement, comment rester debout en situation si étrangère…
La Villa de l’Espérance a pu accueillir le groupe des Cairotes pour un week-end en été, échanges autour de la Bible, chants, vie récréative, détente estivale… Elle sert aussi aux étudiants en panne de logement (contre une petite participation) et prochainement pour la veillée et fête de Noël, Cairotes et Alexandrins réunis.
Vous le savez : On peut loger dans cette maison ! Vous êtes les bienvenus pour la découverte -bien intéressante- d’Alexandrie !
RELATIONS avec l’Œuvre diaconal de l’EGLISE PROTESTANTE EGYPTIENNE et les partenaires internationaux
Cet octobre a aussi eu lieu la rencontre triennale du CEOSS (grande ONG protestante) avec des rencontres, conférences, visites de projets au Caire et à Minya en Haute-Egypte. Quel encouragement de voir cet engagement, ces projets de paix inter-religieuse, d’agriculture raisonnable ou de formation ! L’ACO y soutient deux projets, et je sers de partenaire ici, sur place.
Vous voyez, notre vie continue, humblement au service. La vie reste complexe, pleine d’imprévues.
« Rabouna maougoud » – Notre Seigneur est là.
Et nous voici un maillon de l’EGLISE UNIVERSELLE.
Le Notre Père en arabe.
Mercipour votre soutien, dans la prière et par vos dons. Ils aident à être présent, et aussi, parfois, à donner les coups de mains nécessaires.
RABOÛNA MA°ÂKOUM !! – Notre Seigneur est avec vous !
Nicola et Alain Kontzi-Méresse