A l’heure où le choix de la guerre a de nouveau été fait et que le Moyen-Orient s’embrase, nous voulons porter dans la prière toutes les personnes qui subissent la violence de ce nouveau conflit et qui craignent pour leur vie et celles de leurs proches.
Il y a déjà plusieurs centaines de civils victimes des frappes dans différents pays, en Iran, dans plusieurs pays arabes, en Israël et à Chypre. L’ensemble de la région est bouleversé et des millions de personnes sont l’incertitude. Beaucoup sont aussi épuisés moralement par les précédents cycles de guerre et habités par un sentiment de fatalité.
Nous avons des partenaires, des relations, des frères et sœurs en Christ dans différents pays du Moyen-Orient qui sont directement concernés par la situation : confinement à la maison, arrêt du travail et de l’école, mise à l’abri dans des refuges pour celles et ceux qui ont cette possibilité, fuite hors de leurs foyers pour d’autres. De Téhéran à Ourmia en Iran, de Beyrouth à Jérusalem, nous avons les échos de celles et ceux qui éprouvent ce conflit aux conséquences imprévisibles et qui nous demandent de prier et d’œuvrer pour une paix fondée sur la justice et le droit, à l’opposée d’une « pacification » basée sur la force et la domination unilatérale.
Comme l’exprime le théologien palestinien Salim Munayer, dans un texte publié sur les réseaux sociaux le dimanche 1er mars 2026, et dont voici un extrait :
« Les chrétiens doivent veiller à ne pas réagir d’une manière qui contredit l’esprit du Christ. Nous ne devons pas réduire un conflit complexe et tragique à un récit simpliste du « bien contre le mal » qui nous permet d’applaudir la destruction ou de justifier les souffrances des civils. La guerre n’est jamais abstraite ; elle touche des personnes réelles, créées à l’image de Dieu, à Téhéran, Tel-Aviv et dans d’innombrables autres endroits de la région, qui vivent dans la crainte des représailles et des pertes. Les chrétiens ne doivent pas laisser la peur, le nationalisme ou l’allégeance politique façonner leur théologie, ni spiritualiser l’action militaire comme si Dieu soutenait automatiquement les armes d’une nation. Nous devons résister à la rhétorique incendiaire, aux déclarations imprudentes sur les réseaux sociaux et au langage qui déshumanise « l’autre ».
Au lieu de prier uniquement pour nos dirigeants préférés ou les résultats souhaités, nous sommes appelés à intercéder pour tous ceux qui souffrent et pour la sagesse de ceux qui détiennent l’autorité. Par-dessus tout, les chrétiens ne doivent pas perdre leur compassion. L’appel de Jésus à aimer ses ennemis, à bénir plutôt qu’à maudire et à rechercher la paix doit continuer à nous engager, même et surtout en temps de guerre. »
Les Eglises et les œuvres chrétiennes partenaires de l’ACO se mobilisent pour incarner l’espérance et mettre en œuvre des actions de solidarité, selon les possibilités et les contextes. Nous vous en ferons part au fur et à mesure des événements et des prises de décision.
Que Dieu nous guide tous sur le chemin de la paix et protège toutes celles et ceux qui sont menacés dans leur existence.
Mathieu Busch, pasteur et directeur de l’ACO
le 2 mars 2026
Quelques textes pour réfléchir à la situation :
La déclaration du Conseil Œcuménique des Eglises, du 28 février 2026 : à lire ici en anglais.
L’édito du 1er mars 2026, du rédacteur en chef de l’Orient-le-Jour, Anthony Samrani : à découvrir ici.