« Dites-le partout avant qu’il ne soit trop tard : il est vital que l’aide humanitaire puisse entrer de manière massive, illimitée et inconditionnelle dans la bande de Gaza ! La situation sanitaire est plus grave que jamais et les conséquences compromettent le présent et l’avenir de toute la société gazaouie, à commencer par les enfants ».

Ce cri est celui de Sawsan Aranki-Batato, responsable du développement des œuvres du diocèse épiscopalien (anglican) de Jérusalem dont dépend notamment l’hôpital Al-Ahli Arab de la ville de Gaza.

                Cet établissement de santé est soutenu par l’ACO depuis la fin de l’année 2023. Tout au long de ces derniers mois nous avons pu verser au total une aide de 120 000€, mais il est crucial de poursuivre notre soutien grâce à vos dons (pour cela il suffit d’indiquer « GAZA » dans le message accompagnant votre soutien).

                Suite au cessez-le-feu du 10 octobre 2025 et au retour du corps du dernier otage le 26 janvier 2026, une nouvelle étape aurait dû s’ouvrir pour la bande de Gaza : démilitarisation du Hamas, retrait progressif de l’armée israélienne, installation d’un gouvernement de technocrates, entrée massive de l’aide humanitaire. Il n’en n’est rien. Le « Conseil de la Paix » du président américain ne s’est réuni qu’une seule fois, en février, et les négociations n’ont pas avancé. La guerre actuelle contre l’Iran détourne l’attention médiatique. Une « ligne jaune » sépare la bande de Gaza en deux parties : d’un côté l’armée israélienne qui contrôle environ 60% du territoire, de l’autre côté les 2,2 millions d’habitants qui survivent dans des conditions inhumaines et sous le contrôle du Hamas.

                Aucune transition politique n’est en cours et les restrictions israéliennes à l’entrée de l’aide humanitaire et alimentaire aggravent les souffrances de la population. Pour des milliers de patients et de blessés cet absence d’aide représente un risque mortel. Très peu ont pu bénéficier d’une évacuation vers un pays tiers pour pouvoir y être soigné correctement.

                La malnutrition entrave le développement normal des enfants et leur capacité à étudier : c’est toute une génération traumatisée qui est compromise dans son épanouissement alors qu’elle représente l’avenir de la bande de Gaza.

La malnutrition et le manque d’eau potable aggravent également l’état de santé des personnes malades et blessées qui n’arrivent pas à se remettre correctement ou dont le pronostic vital est engagé pour cette raison.

                De nombreuses maladies insuffisamment traitées, et souvent non diagnostiquées à temps, engendrent des complications sévères, notamment pour les personnes atteintes de cancer et de maladies chroniques.

                Les conditions de vie sous les tentes et dans des abris précaires entraînement des maladies de peau, des infections et des épidémies liées au manque d’hygiène et à la promiscuité. Des nourrissons sont morts en raison des conditions météorologiques hivernales et des inondations des tentes suite aux tempêtes.

                Des équipements médicaux manquent cruellement, comme des appareils de radiologie, mais il y a également des pénuries de produits médiaux de base (gaze, bandage, paracétamol…) et un manque de carburant pour les générateurs des hôpitaux.

                L’insécurité est encore présente avec plus de 660 morts palestiniens depuis le cessez-le-feu, mais l’accès aux hôpitaux fonctionnels est tout de même plus facile actuellement.

                Dans ce contexte l’hôpital Al-Ahli Arab est l’un des rares établissement fonctionnant à pleine capacités. Trois équipes médicales se relaient jour et nuit pour réaliser quotidiennement de 30 à 40 opérations chirurgicales. Une centaine de personnes sont hospitalisées et 500 à 600 patients sont traités chaque jour en ambulatoire. L’hôpital possède le seul scanner de la ville de Gaza. Il coopère avec d’autres structures de santé pour répartir les patients hospitalisés et pour coordonner les soins.

                Mme Sawsan Aranki-Batato nous assure que chaque don est important et permet de sauver des vies. Elle nous demande plaider la cause des Gazaouis afin que la situation sanitaire puisse rapidement et radicalement changer en faisant enfin entrer l’indispensable aide humanitaire en quantité suffisante.

Il en va de l’avenir même de toute une population et de toute une société.

Mathieu Busch, pasteur et directeur de l’ACO

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