Lundi 16 novembre 2020,

« UNIS POUR FAIRE FACE, C’EST NOTRE ENGAGEMENT POUR L’AVENIR… »

Chers Amis,

J’ai retenu mon souffle pendant 14 jours, juste après mon retour de mission, mais la Covid n’a pas eu raison de mes poumons.

Dieu, ma famille, mes amis, toutes ces chaînes autour de moi, où chaque maillon m’a permis de me relever, une équipe médicale présente à tous instants, font qu’aujourd’hui je renais à la vie que j’aime par – dessus tout.

Le 27 septembre 2020, l’Arménie était au centre de mes préoccupations, et les événements de guerre allaient bouleverser nos existences, car ce cher pays que nous « vénérons » allait devenir le théâtre d’affrontements terribles, et les combats allaient avoir leur cortège de drames dans la population et les enfants déplacés de l’Artsakh. Aliev poussé et soutenu par Erdogan voulait assouvir sa revanche, et reprendre les territoires arméniens en Azerbaïdjan.

Des milliers de morts, des familles dans l’attente de retrouver les leurs ou pas, face à ces mercenaires, ces djihadistes qui se sont battus contre une solde de 1 800 €…

Le patriotisme de nos jeunes soldats et des bénévoles, leur héroïsme, n’ont pas suffi contre la bestialité des agresseurs qui voulaient que le sang coule à flots dans les rues de Stepanakert…

Peut-être que plus jamais nous ne reverrons notre cher Artsakh, où nous avions emmené nos groupes au cours de nos séjours SPFA, et d’en revenir émerveillés par l’accueil des gens et le riche patrimoine culturel.

Maintenant l’heure est à panser les plaies béantes faites dans la chair et l’âme de ce peuple qui n’aspirait qu’à vivre au quotidien sur cette terre ancestrale qui les comblait.

A SPFA, durant ma mission de 10 jours avec nos chères équipes là-bas, jamais je ne pourrai oublier toutes ces familles rencontrées tout au long de ces journées, familles sans homme, qui ont bouleversé ma vie, ni le regard de ces enfants traumatisés par ce qu’ils ont vécu si jeunes avant d’arriver en Arménie…L’inquiétude et l’angoisse de ces mères, épouses, sœurs qui, portables à la main, attendent des messages qui n’arrivent pas…

Maintenant, c’est pour eux que je vais reprendre le combat, juste pour respecter, honorer mon engagement avec eux, avec vous, et soulager la dignité, quintessence des valeurs de ces êtres détruits, et qui méritent de notre part à tous, tout notre appui.

Pour eux, j’ai besoin de vous, j’ai besoin d’encore plus de générosité , de secours, j’ai besoin que pour NOËL, ces enfants et leurs familles aient une lumière dans leurs yeux, et qu’une étoile d’espoir puisse scintiller dans leurs cœurs…

La magie des fêtes doit contribuer à la convalescence et la guérison de toutes ces familles déplacées qui ont été reçues admirablement par nos compatriotes, avec une solidarité exemplaire, dans toutes les villes d’Arménie, dont beaucoup ne retourneront pas en Artsakh, leurs villes et villages étant aux mains azéries.

Cette solidarité exemplaire a été pour moi une révélation, que l’homme, dans toutes circonstances peut révéler ce qu’il a de meilleur en lui…

Puis, dans un second temps, nous allons organiser la feuille de route à venir, et à tenir pour une organisation scrupuleuse de nos actions, avec les dons financiers que je compte recevoir encore de vous tous.

Alors, de toutes mes forces, dans un élan  que j’aimerai unanime, où chacun a sa place, nous ayons à cœur de donner à l’Arménie une chance de se relever…

Chers Amis de SPFA, nous allons gagner ce défi avec vous, avec la diaspora, pour apporter votre assistance à ce pays que vous aimez tant.

Je compte sur mon C.A. pour donner l’exemple, et j’ai besoin de vous, de vos dons plus que jamais : il faut que chaque famille à secourir, qui ne pourra retrouver sa terre natale face à l’exil, puisse avoir la possibilité de se relever décemment, courageusement.

Que chaque paroisse se sente concernée, que chaque famille française à nos côtés, s’engage en plus en parrainant une famille en Arménie, une mobilisation générale doit surgir…

Je rêve d’avoir une sérénité financière, je rêve d’atteindre l’objectif de plusieurs milliers d’euros, des sommes importantes pour que SPFA soit à l’avant-garde de la générosité française : on est riche de tout ce que l’on a donné…

Alors, SVP mes chers Amis, ce n’est pas l’appel du 18 juin 40, mais mon cri, depuis l’hôpital Percy de Clamart où je me trouve…

Je sais que nous allons dépasser mon souhait, et que de nouveau sur pieds totalement, je reprendrai avec le C.A. tout le combat qui est le mien depuis 30 ans avec Margrit …

L’air a repris possession de mes poumons : que mes poumons servent pour l’Artsakh et l’Arménie !

Avec toute l’espérance qui m’anime.

Merci d’avoir été à mes côtés durant toute cette épreuve.

« CE QUI NOUS PARAIT SOMBRE, COMPLIQUÉ, PEUT DEVENIR LUMIÈRE QUI PASSE AU TRAVERS DE LA FRACTURE DE LA SOUFFRANCE…ET DEVENIR ESPÉRANCE ».

JANIK MANISSIAN

  • Nous vous invitons à effectuer un DON par chèque à l’ordre de SPFA – DÉFI, à envoyer au 1, rue Cabanis à Paris (75014)
  • Ou Par virement : pour plus de rapidité et sécurité, en précisant bien vos noms adresses, email et téléphones.

Photos de familles réfugiées aidées par SPFA suite au conflit.