Nous vous partageons le message ci-dessous, à la tonalité aigre-douce, envoyé par Mme Anie Boudjikanian. Très engagée dans le travail social parmi les Eglises protestantes arméniennes du Liban, Mme Boudjikanian est membre du comité exécutif de l’ACO Fellowship, notre structure internationale.

Chers Amis,

Nous Achevons ou Débutons l’Année, en confiant le futur au PRINCE et au VERBE de la PAIX.

« La Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité;et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père. » Jean 1 : 14.

Cheminons-nous vers un monde un peu plus démocratique, où pour différentes raisons, nantis ou démunis ont quasi les mêmes chances pour se défendre contre ce ‘virus insidieux’,  que d’aucuns comparent à la lèpre des temps bibliques? Aurions-nous jamais pensé que malgré le climat de méfiance, il était possible d’introduire tant de changements au niveau de notre quotidien en termes de générosité et de tolérance?

Si vous vivez au Liban, vous avez plus d’une raison pour rendre grâces au Seigneur. Pour vos moyens de subsistance, si vous avez encore un emploi, ou pour les dons que vous recevez plus ou moins régulièrement. Avec la forte dévaluation de la monnaie libanaise, vous pourriez peut-être compter sur votre famille à l’étranger, si vous en avez une, pour vous épauler quelque peu. Si vous avez survécu à la déflagration du port de Beyrouth, vous devez chercher les desseins de Dieu pour votre vie, et redémarrer avec optimisme.

Et si vous êtes d’origine arménienne, vous avez plus d’une raison de partager votre pain quotidien avec les victimes et les rescapés de la guerre du Haut Karabagh ou Artzakh. En moins d’un mois,  plus de 5000 jeunes soldats tués, un grand nombre d’handicapés, traumatisés, des sans abris, des déplacés, des veuves et orphelins. Des sites, villes, villages, trésors architecturaux centenaires abandonnés, voués encore une fois à la démolition et disparition!

Bien de situations similaires à celles d’une Crèche, pour assurer la naissance de l’Enfant, Fils du très Haut, ou aux conditions de la fuite en Egypte par les routes sinueuses du désert du Sinaï sous la menace de  mort.

Malheureusement, de telles situations ne sont pas uniquement propres au Liban. Nos frères et sœurs en Syrie viennent d’entamer leur onzième année de guerre, alors que dans un pays limitrophe, producteur de pétrole, électricité et internet ne sont assurés que durant deux heures par jour ! Le Covid-19 fait rage dans les pays du Proche-Orient sanctionnés par les Etats-Unis d’Amérique.

Puissions-nous offrir des cœurs accueillants afin que le Prince de Paix y demeure tout au long de 2021?

Anie Boudjikanian

Beyrouth, le 6 Janvier 2021